Historique

La tremblante du mouton, les farines de viande et d’os contaminées, la vache rendue folle, la maladie de Creutzfeldt-Jakob, le Kuru, la contamination par l’hormone de croissance, le prion : comment tous ces éléments ont-ils participé à l’histoire des encéphalopathies spongiformes subaiguës transmissibles, des maladies mortelles qui touchent le système nerveux central?

L’histoire de la vache folle est parsemée d’incertitudes scientifiques et de négligences. Alors que scientifiques de spécialités différentes, médecins, vétérinaires, anthropologues, radiobiologistes, biochimistes, biologistes moléculaires et épidémiologistes ont participé à l’élaboration des connaissances, leurs initiatives se sont heurtées à des obstacles d’ordre financier et parfois de nature idéologique. Le manque d’intérêt des pouvoirs publics et des organismes de recherche peu disposés à étudier ce type de maladie considéré comme rare, les négligences répétées, la prééminence des considérations économiques ont constitué peu à peu la « crise de la vache folle » dont nous sommes victimes aujourd’hui.

Les premières observations d’une maladie de ce type remontent au XVIIIe siècle. La tremblante du mouton est décrite pour la première fois en 1730, en Angleterre. En 1772, la même maladie est détectée chez une chèvre… Les premières observations

L’apparition de la maladie (1985-1987) Le début de l’épidémie chez les vaches anglaises remonte à 1985 (identifié en 1986). La maladie ne tarde pas à toucher les bovidés sauvages exotiques maintenus en captivité dans les zoos… Avant la crise

En 1995, plusieurs agriculteurs britanniques sont victimes de la MCJ dont deux jeunes. Seuls 4 cas similaires ont été signalés dans le monde depuis la découverte de cette maladie. Ces deux derniers cas suggèrent l’apparition d’une nouvelle forme de la maladie car jusqu’à présent la MCJ paraissait se cantonner presque exclusivement aux adultes âgés de 60-65 ans… La crise

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