L’apparition des ESST chez les animaux
En 1883, le premier cas de » tremblante de bœuf » est rapporté par le professeur Sarradet.
En 1920, dans les pays industrialisé la pratique des FVO est généralisée dans l’alimentation du bétail.
En 1936, en France, Cuillé et Coll. démontrent le caractère transmissible de la scarpie.
En 1952, dans le pacifique, la scrapie fait sont entrée en Australie et Nouvelle-Zélande, à cause d’ovins infectés.
En 1967, aux Etats-Unis (Colorado), les premiers cas de » Chronic waste disease » sont déclarés chez les cervidés sauvages.
En 1970, en Grande Bretagne, un cheptel ovin est massivement contaminé par la scrapie à cause d’un vaccin Louping-Ill préparé sur cervelle de mouton infectée.
En 1977, le coût de la scrapie en Grande Bretagne, est évalué à 32 millions de livres sterling par an.
Les premiers cas de MCJ décrits par les médecins
En 1920, Hans-Gerhard Creutzfeldt (1885-1964) décrit un premier cas d’encéphalopathie humaine sans spongiose.
En 1921, Alfons Jakob (1884-1931) en décrit cinq, dont deux avec spongiose. Les controverses relatives aux manifestations neurologiques et psychiatriques de cette maladie se multiplient. Diverses formes cliniques avec dégénérescence de la substance grise et démences préséniles sont décrites; la maladie prend alors différents noms. Certains épidémiologistes tentent de recenser tous les cas enregistrés, mais les confusions sont fréquentes, car la maladie est difficile à caractériser.
Dans les années 1950, le médecin américain Carleton Gajdusek, qui a une formation de microbiologiste et de virologue, apporte quelques éclaircissements sur une pathologie proche de la maladie de Creutzfeldt-Jakob : le Kuru. Il s’agit d’une maladie dégénérative subaiguë du système nerveux, dont l’issue est toujours fatale.
En 1955, l’officier de santé australien, Vincent Zigas, est intrigué par cette maladie qui frappe les indigènes d’une tribu de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Fores. Prenant conscience de l’importance de l’épidémie, il signale le problème aux autorités australiennes. C. Gajdusek se trouve alors en Nouvelle-Guinée pour étudier la croissance et le développement des enfants, et les maladies dans les groupes isolés de culture primitive; il contacte alors V. Zigas.
En mars 1957, ils se rendent tous deux dans la région du kuru. Suspectant une épidémie d’encéphalopathie, ils pensent à une infection virale, et prélèvent du sang et des fragments de cerveau des victimes, dans l’espoir que l’agent infectieux y sera isolé, mais en vain. En 1957, ils publient la première description médicale et une étude épidémiologique du kuru.
Lors de la présentation de ce travail par C. Gajdusek, William Hadlow, vétérinaire américain qui travaille sur la tremblante du mouton, remarque que les images des cerveaux des Fores atteints de kuru et celles des moutons atteints de tremblante se ressemblent.
Dans une lettre publiée en 1957, dans la revue Lancet, il insiste sur les analogies cliniques et histopathologiques de ces deux maladies. Cette lettre décide C.Gajdusek à rendre visite à W.Hadlow, qui lui conseille de prendre contact avec les vétérinaires islandais. P.Palsson lui apprend que cette maladie ne se transmet qu’entre espèces très proches, et il lui conseille de faire, à des chimpanzés, des injections intracérébrales de broyat de cerveau de personnes décédées du kuru. Effectivement, après un temps d’incubation prolongé, C.Gajdusek réussit à transmettre le Kuru à des chimpanzés.
En 1961, en Inde (Himalayas), 14 cas suspects de MCJ sont observés chez des hommes vaccinés contre la rage.


